Mustache Boy
Mustache Boy est un exemple parfait de ce qui rend les jeux d'arcade de la fin des années 80 si attachants : un gameplay simple (marcher et sauter) qui permet une complexité stratégique étonnante. Il n'a peut-être pas la notoriété d'un Bubble Bobble ou d'un Galaga, mais il offre une dose de fun rétro unique.
dernière mise à jour: 2025-12-01
Maître Jedi des requêtes SQL.
Les jeux qui m'ont marqué:Half-life, Tomb Raider, FFVII, Diablo, Derrick : meurtre dans un parterre de fleurs
L'oublié velu de l'arcade japonaise
À l'époque d'or des salles d'arcade, chaque machine promettait monts et merveilles aux joueurs avides de se délester des quelques piécettes qui s'entrechoquaient dans leurs poches de Jeans troués (les Jeans, pas les poches).
Au milieu des mastodontes comme Double Dragon ou Operation Wolf, certains jeux, brillants mais éphémères, sont tombés dans l'oubli pour le grand public.
L'un d'eux est Mustache Boy, un titre d'action-plateforme développé par Seibu Kaihatsu (mieux connu pour la série Raiden) et édité par March en 1987. Un véritable petit bijou rétro qui mérite d'être dépoussiéré.
Un Concept Simple, un Fun Immédiat
Si le nom Mustache Boy évoque une icône moustachue bien plus célèbre, le concept de ce jeu est un mélange audacieux et addictif. Le jeu se déroule sur un écran unique, vu de dessus, à la manière d'un jeu de labyrinthe ou de coloriage.
Votre mission est simple : colorier l'intégralité du sol de chaque niveau en marchant dessus, tout en évitant une flopée d'ennemis déterminés. Une fois que la totalité de la surface est peinte, vous passez au niveau suivant. Ce concept fait immédiatement penser à des classiques comme Q-Bert ou Pac-Man, mais Mustache Boy ajoute une dimension de plateforme et de chaos bien particulière.
Le Saut du Moustache Boy
La clé de la survie, et ce qui distingue le jeu, est la capacité de votre personnage à sauter. Ce n'est pas qu'une manœuvre d'évasion ; c'est un outil essentiel pour traverser de grandes zones non-coloriées, prendre des raccourcis risqués, ou atteindre les ballons contenant des bonus.
Ces bonus sont cruciaux, car ils peuvent donner des pouvoirs temporaires comme l'arrêt des ennemis, leur disparition de tout l'écran ou l'explosion d'une zone à la Bomberman.
Un Défi Velu et Extrême
Avec pas moins de 160 niveaux (oui, vous avez bien lu !), Mustache Boy est un véritable marathon pour les amateurs de scoring. Bien que le jeu commence de manière relativement facile, la difficulté monte en flèche rapidement avec des ennemis plus rapides, des schémas de déplacement imprévisibles et des niveaux de plus en plus complexes.
Il faut un mélange de réflexes rapides, de mémorisation des niveaux et d'une utilisation stratégique des sauts et des power-ups pour espérer aller loin. C'est le genre de jeu d'arcade qui récompensait la persévérance et vous faisait dépenser pièce après pièce.
Mais s'il vous est inconnu, c'est peut être parce qu'il n'est jamais sorti de l'archipel Nippon.
Mustache Boy est sorti en arcade en 1987 au Japon, et ca se voit. Déjà, imaginer un héros de 12 ans avec une forte pilosité faciale pour un jeu vidéo d'arcade, il n'y a bien qu'au Japon qu'on peut en faire un hit. C'est aussi la raison pour laquelle le jeu n'a jamais était porté sur d'autres plateformes que l'arcade.
Pourtant le jeu a créé bien des émules, à commencer par Loriciels, un studio français, qui sort en 1989 sur micro l'excellent Skweek, qui reprend tous les éléments de Gameplay du jeu japonais en rajoutant plein de nouveauté et un personnage beaucoup moins chelou (une boule de poil rose toute mignonne).
C'est un excellent exemple de la manière dont les hits d'arcade japonais des années 80 inspiraient et donnaient naissance à des succès sur les marchés occidentaux des micro-ordinateurs dans les années suivantes !
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En Bref...
Mustache Boy est un exemple parfait de ce qui rend les jeux d'arcade de la fin des années 80 si attachants : un gameplay simple (marcher et sauter) qui permet une complexité stratégique étonnante. Il n'a peut-être pas la notoriété d'un Bubble Bobble ou d'un Galaga, mais il offre une dose de fun rétro unique.
Points forts
Concept original
Mécanique de saut stratégique
Potentiel de re jouabilité
Points faibles
Manque de variété visuelle
Difficulté injuste
Dépassé par son "clone" SKWEEK (cocoricooo)
65/100
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