Le Roi Lion
The Lion King sur Super Nintendo, c'est un peu comme se faire adopter par une hyène : ça a l'air sympa au début, et puis ça vous mord très fort sans prévenir. Un jeu magnifique visuellement, fidèle à l'œuvre originale, mais dont la difficulté a probablement contribué à créer plus de traumatismes d'enfance que le passage de la mort de Mufasa lui-même.
dernière mise à jour: 2026-07-04
Maître Jedi des requêtes SQL.
Les jeux qui m'ont marqué:Half-life, Tomb Raider, FFVII, Diablo, Derrick : meurtre dans un parterre de fleurs
Ou comment un jeu pour enfants a traumatisé toute une génération dès le niveau 2
Ah, The Lion King sur Super Nintendo. Sorti en 1994 par Westwood Studios (les mêmes qui, ironiquement, savaient très bien faire des jeux de stratégie sans vous donner envie de balancer la console par la fenêtre), ce titre reste gravé dans la mémoire collective pour deux raisons : sa direction artistique magnifique... et sa difficulté totalement, absolument, scandaleusement disproportionnée pour un jeu vendu avec la peluche Simba en bonus.
Un générique qui sent bon la savane (et le traumatisme à venir)
Tout commence si bien. La musique de Hans Zimmer résonne, le soleil se lève sur le Cercle de la Vie, et on se dit "chouette, un jeu tout doux pour accompagner mon dimanche après-midi". Erreur, erreur fatale. On y incarne Simba bébé, tout mignon, tout innocent, qui va bondir sur des fleurs et écraser des insectes dans une insouciance totale. C'est le seul moment du jeu où on est heureux. Savourez-le. Il ne durera pas.
Le niveau 2 : la Terre Promise... des ragequits
Si vous avez survécu au niveau 1 sans trop de casse, félicitations, vous êtes officiellement plus doué que 90% des enfants des années 90. Le niveau 2, celui du désert et du "Elephant Graveyard", est resté dans les annales comme l'un des niveaux les plus injustement difficiles de toute l'histoire du jeu vidéo. Des geysers de vapeur qui vous tuent en une seconde sans aucun indice visuel clair, des ennemis planqués partout, un level design qui semble avoir été pensé par quelqu'un qui détestait profondément les enfants.
On y meurt. On y remeurt. On y perd patience, puis dignité, puis parfois la manette elle-même (RIP à toutes les manettes SNES lancées contre un mur en 1994).
Un die and retry version savane africaine
Le concept du jeu est simple : plateforme classique, on avance, on saute, on donne des coups de patte. Simba grandit au fil des niveaux, ce qui change ses capacités (rugissement de lion adulte, plus de portée, etc.). Sur le papier, c'est du classique so 90's. Dans les faits, c'est un die and retry impitoyable où chaque plateforme, chaque ennemi, chaque geyser semble avoir été calibré pour vous faire recommencer encore et encore. Et sans sauvegarde entre les niveaux dans certaines versions, hein. On reprend depuis le début. Ambiance.
Petite anecdote nostalgique : ce jeu a probablement enseigné à toute une génération la gestion de la frustration mieux que n'importe quel cours de développement personnel. Merci Disney.
Mais alors, pourquoi on l'aime quand même ?
Parce qu'en dépit (ou à cause) de sa difficulté abusive, The Lion King reste un petit bijou technique pour l'époque.
Les graphismes sont superbes, fidèles au film, avec des animations fluides et un vrai souci du détail. La bande-son reprend les thèmes emblématiques du film avec brio. Et il y a une satisfaction particulière, presque masochiste, à enfin réussir à passer ce fameux niveau du cimetière des éléphants après la 47e tentative. C'est le syndrome de Stockholm version cartouche de jeu.
On oublie pas non plus que lors de sa sortie aux Etats Unis, la location de jeu était courante. Les développeurs rivalisaient donc d'inventivité (et de sadisme) pour augmenter parfois articifiellement la durée de leurs jeux. C'est de bonne guerre, votre majesté...
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En Bref...
The Lion King sur Super Nintendo, c'est un peu comme se faire adopter par une hyène : ça a l'air sympa au début, et puis ça vous mord très fort sans prévenir. Un jeu magnifique visuellement, fidèle à l'œuvre originale, mais dont la difficulté a probablement contribué à créer plus de traumatismes d'enfance que le passage de la mort de Mufasa lui-même.
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